RIP monsieur Maringouin

Je me suis auto-opérée deux fois en quelque 40 ans de vie. La première fois, c’était en me plantant une seringue de 10 ml piquée au labo (merci nombreux cours à la faculté de médecine) remplie d’une solution sursaturée de sel afin d’occire un Staphylococcus aureus persistant sous l’aisselle droite. Je sais, S. aureus est halophile, mais je venais à peine de me débarrasser d’un copain à lui qui s’était permis de faire un party de la grosseur d’une balle de golf (merci intervention chirurgicale en clinique) et il n’était pas question que je me retape des séances de mèches à insérer dans une plaie pour drainer du pus. Oh que non! J’ai donc prié pour un phénomène d’osmose qui ferait éclater aureus. Le dieu des Gram+ fut clément. Produit utilisé : sel de Guérande. (On vient d’Outremont ou on n’en vient pas, tsé. Chez nous, c’était le seul sel dispo, bon.) Efficacité : redoutable. Douleur : j’ai mordu dans un chiffon. Fait cocasse : je n’ai plus de poils d’aisselle à cet endroit depuis. Lire la suite

Maudites vacances

BlancoiresJe n’aime pas les vacances.

Vous avez bien lu. Je n’aime pas les vacances comme on n’aime pas les thérapeutes qui arrivent à nous faire réaliser qu’on a quelques (plusieurs?) (de nombreux?) changements à faire dans sa vie. Damn you vacation.

J’en suis au cinquième jour. Cinq jours où j’ai pu – notamment – faire de la photo, constater (confirmer) que je n’étais pas particulièrement (du tout) heureuse au travail, jouer à la touriste dans ma propre ville (Montréal c’est toi ma ville), aller au cinoche en plein après-midi, fréquenter des lieux en bonne compagnie sans avoir à me soucier de (presque) quoi que ce soit. Une vraie torture, quoi! Il me reste neuf jours comme ça. Préparez les antidépressifs pour quand je devrai retourner travailler.  Lire la suite

L’appel du bison

Drapeau métisCertains le savent déjà, d’autres l’auront lu (ou le liront) dans la rubrique Qui? : aux yeux de ce beau et grand pays (yé mes Rocheuses), je suis métisse. Ça me vient de ma mère. Ou plutôt de son père. Mon grand-père Hector, en plus d’avoir été une star de la diplomatie canadienne (j’y reviendrai), était également fier descendant direct et parent de plusieurs noms de notre histoire. Marie-Anne Lagimodière (née Gaboury), entre autres, première femme de descendance européenne à voyager et à coloniser l’Ouest canadien. Et nécessairement Louis Riel donc, petit-fils de cette dernière, chef du peuple métis dans les Prairies, fondateur du Manitoba et dirigeant de deux mouvements de résistance contre le gouvernement canadien dans le but de protéger les droits et la culture des Métis.  Lire la suite