Les essentiels de mon île déserte…

Charlotte 1986

Moi en 1986

Certains amis de quiz ont récemment entrepris de monter la playlist des 100 chansons qu’ils apporteraient sur une île déserte. Pour le plaisir, j’ai décidé de me prêter au jeu… pour me rendre compte assez rapidement que je dépasserais plus que probablement la limite; ou du moins que les choix seraient franchement déchirants si je devais la respecter. Au premier jet, j’étais déjà rendue à 150 pièces sur les 12 972 entrées dans ma bibliothèque! Et ça, c’était pour les versions numériques et la musique plus « populaire », hein, parce que je n’avais pas encore touché aux volets classique et baroque et à la collection vinyle. Bref, j’ai l’air de me vanter de ma grande culture musicale — isssh, vous consulterez ladite liste finale; y a un volet un peu kitch —, mais c’est plus une longue intro pour vous dire que j’ai finalement décidé de m’en tenir à 150 ou moins. Le nombre définitif après quelques jours de remaniements? 135

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Chat, neige et silence

Frisou, du haut de ses 14 ans de vieille chatoune, essaie — encore à son âge — d’attraper les flocons de neige.

Tranquillement assise sur le bord de la baie vitrée, elle se fait aller la patte droite de haut en bas; puis se penche la tête à gauche; puis se fait aller la patte gauche de haut en bas; puis se penche la tête à droite; puis s’arrête quelques instants pour simplement regarder, avec ses yeux de chasseresse, les flocons tomber; puis recommence toute l’opération, dans ce même ordre.

Y a pas à dire, une première neige dans le silence avec un chat qui chasse les flocons, ça commence bien une journée, toute grise soit-elle.

Mort et microbiologie

Billet de type « Connais-tu vraiment bibi » (épisode 2)… et c’est aussi bientôt la fête des Morts

Après mes études en anthropologie, je suis allée en microbiologie et immunologie. C’était exclusivement pour faire plaisir à mon père, hein : les sciences molles, ça ne passait pas chez nous et c’était ça ou la porte pis je n’étais pas (encore) outillée pour la porte; jugez-moi tant que vous le voulez. Bref, microbio et immuno. J’ai détesté l’esprit de compétition — les trois quarts des gens (90 %?) y étaient pour la porte d’entrée vers la médecine — nous étions déjà à la Faculté – et c’était le festival des attitudes et du backstabing #ark –, mais j’ai tout même aimé plusieurs cours et labos (surtout) et la matière était intéressante, avouons-le; c’était l’ère de la recherche plein régime sur le VIH, on parlait beaucoup des fièvres hémorragiques (causée par Ebola entre autres) et on s’inquiétait de la résistance aux antibiotiques et des « superbugs ». On avait souvent des cours en APP (apprentissage par problème) sur des cas cliniques et tout. Fascinant quand j’y repense. Les années? De 1993 à 1996 si tu veux remettre le tout en perspective. Y a deux choses qui ressortent de ces années : les enseignements reçus m’ont permis de devenir une traductrice pharmacomédicale quand je me suis lancée à mon compte et jusqu’à la « fin » de ma carrière… en 2016 (cela dit, je porte encore le chapeau parfois : j’ai quelques clients au Jewish General pour des études cliniques toutes phases confondues), mais surtout, j’y ai rencontré the one and only Ghakis, my favourite Greeko-Egyptiany-Italian besty (yes, favourite with an “u”, I use British spelling you fools) et pour ça, I will be eternally grateful. Anecdote personnelle : j’ai toujours cru que j’étais une idiote quand j’étais dans le programme, mais après avoir eu à revisiter le dossier pour mon inscription à la maîtrise, j’ai constaté que mes notes torchaient assez (ok, sauf pour une Annus Horribilis causée par une situation familiale difficile). J’ai très peu de tolérance (ok, aucune) pour les affirmations pseudoscientifiques et les charlatans de la santé, z’aurez compris. Je ne dis rien sur les réseaux pour m’éviter des soucis, but don’t mistake my silence for ignorance.

Bref! Microbio et immuno. Longue intro pour vous présenter ce billet fascinant pour ma microbiologiste personne sur l’effet polluant de nos cimetières et rites mortuaires et leur impact sur l’environnement, mais aussi sur la possible contamination du sol par différents pathogènes.

“’Historically, people have assumed if you put formaldehyde in the body, then you know the pathogens would die off,’ says microbiologist Eunice Ubomba-Jaswa […]. But studies have found all sorts of microbes thriving in cemetery soil: E. coli, salmonella, C. perfringens (a common cause of foodborne illness), and B. anthracis (which, as its name suggests, carries anthrax). In laboratory simulations of cemetery conditions, Ubomba-Jaswa was surprised to find that E. coli survived the biocide that was supposed to kill them off. In one study, their team found E. coli, including the more dangerous, drug-resistant strains, in water samples from three different cemeteries. […] This research shows that cemeteries can be reservoirs for many things that we don’t want to live around. And the problem could get worse in the case of a serious disease outbreak, in which the infectious agents could simply cycle through cemeteries and back into the living population.”

Here Lies E. Coli (sur Atlas Obscura) : à lire ici