Les essentiels de mon île déserte…

Charlotte 1986

Moi en 1986

Certains amis de quiz ont récemment entrepris de monter la playlist des 100 chansons qu’ils apporteraient sur une île déserte. Pour le plaisir, j’ai décidé de me prêter au jeu… pour me rendre compte assez rapidement que je dépasserais plus que probablement la limite; ou du moins que les choix seraient franchement déchirants si je devais la respecter. Au premier jet, j’étais déjà rendue à 150 pièces sur les 12 972 entrées dans ma bibliothèque! Et ça, c’était pour les versions numériques et la musique plus « populaire », hein, parce que je n’avais pas encore touché aux volets classique et baroque et à la collection vinyle. Bref, j’ai l’air de me vanter de ma grande culture musicale — isssh, vous consulterez ladite liste finale; y a un volet un peu kitch —, mais c’est plus une longue intro pour vous dire que j’ai finalement décidé de m’en tenir à 150 ou moins. Le nombre définitif après quelques jours de remaniements? 135

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Chroniques de la STM, épisode From Russia with Love

Assise dans le 24 (pour une fois que ce n’est pas le 55), mon regard vagabonde sur le sol. Multitude de pieds, quelques sacs, beaucoup de gravier. (Quand la Ville va-t-elle nettoyer les rues?) Arrêt sur une paire de talons aiguilles en cuir beige vertigineux faits de lanières savamment entremêlées. Ça crie le mauvais goût. Les orteils peints d’un rouge criard ressemblent à des boudins bien ficelés. Ça crie l’inconfort. J’essaie de m’imaginer la (le?) propriétaire des appendices en question. Je remonte le long des billots blanchâtres qui lui font office de jambes. Une jupe satinée et évasée. La culotte de cheval y côtoie le motif léopard. (Qui mangera qui?) Le regard poursuit sa montée. Un pull en coton grossier noir parsemé de logos Chanel blancs made in China. Des bourrelets qui font concurrence à mon dernier rosbif. Des seins dignes de Botero. Et finalement le visage : lacéré par l’acné, maquillé à outrance, lèvres pulpeuses trop rouges, yeux bleus trop perçants, cheveux blond brûlé par les trop nombreuses colorations. Un visage fatigué. Un visage slave. Manifestement, Natasha accepte mal de vieillir. Où va-t-elle en ce vendredi soir? Qui va-t-elle rejoindre? Une suite de noms se met soudainement à défiler dans ma tête : Michel Strogoff (Jules Verne), Catherine la Grande (Voltaire), Raspoutine (Boney M), Franfreluche (Kim Yaroshevskaya), Poutine (Poutine)… Improvisation ayant pour thème Associations libres; nombre de joueurs : un; durée : un trajet d’autobus de la STM à l’heure de pointe.

J’arrive à destination.

« Qu’est-ce qu’on vous sert? »

… Alexis Nikolaïevitch (hémophilie); From Russia with Love (James Bond)…

« Dry martini. Shaken, not stirred. »

Le transport des communs est vraiment une source inépuisable d’inspiration. Za vaché zdorovié!

Les apartés de Gaspar : une 37e corde sensible

Vu sur le mur de l’amie Marilyne sur Facebook qui parlait de l’excellente biographie de Marie-Claude Ducas sur Jacques Bouchard — que j’ai dévorée et que je recommande *chaudement* itou :

« Une des conditions de la réussite, c’est de déranger les autres. Personne n’a comme objectif principal de VOUS faire réussir. La conquête du succès, de la fortune, semble être un voyage assez solitaire. Et, plus vous grimpez dans la montagne, moins vous allez rencontrer de monde. Si vous voulez réussir, et donc déranger les autres, sachez ce que cela comporte. » — Jacques Bouchard

Pensez-y… *biiiip*