Le jeu des allumettes : où il est question de couleuvres, de balounes et de salle de bain glauque

Eclectic coiffureLes tuiles carrées jaune citron criard et lustré sont bordées de minces briquettes noires faisant office de cimaise. Le tuilage du plancher reprend la même palette de couleurs que les murs : ses mini dalles mattes rectangulaires sont disposées selon un motif géométrique répétitif qui alterne couleurs et positions. Bien que l’ensemble soit composé d’arêtes et d’angles, on dirait presque des fleurs. Le haut des murs de plâtre s’efface sous une peinture jaune paille matte et fatiguée. L’éclairage incandescent intense et jaunâtre n’améliore en rien l’ensemble. Malgré son cachet fifties incontestable, mais surtout aveuglant, la pièce est morne. Et petite : un siège de toilette, un lavabo avec son porte-savon moulé à même le mur et une douche, condamnée par une multitude d’objets, de boîtes et même de petits meubles. C’est dans celle-ci que Grand-Maman range tout ce qui n’entre pas dans l’immense garde-robe de la tout aussi immense pièce qui lui sert d’appartement. Lire la suite

Le jeu des allumettes

DominionJ’ai commencé à fumer à 15 ans. Je ne me souviens plus trop où — sûrement dans un quelconque parc à Outremont; j’y traînais pas mal tout le temps dans ma folle jeunesse –, mais je me souviens avec qui et quoi : des Benson and Hedges Menthol avec ma meilleure amie Geneviève. J’ai su « aspirer » tout de suite en plus. Une vraie fille cool : pas de niaisage! Player’s Light, Dunhill, Export A (rouges, parfois jaunes, certainement pas vertes!), Marlboro, Gauloises blondes se sont ensuite succédé dans ma vie, au fil des modes, des pays et des prix, mais surtout de mes (trop) nombreux excès d’ado et de jeune adulte. J’accotais le quasi deux paquets par jour avant d’arrêter et je ne compte pas les extra consommés pendant mes sorties (qui étaient nombreuses). Bref, ça devait plus tourner autour des deux paquets bien sentis, ou aspirés, voire presque trois on a good night. Lire la suite

Anniversaire!

Bon. Ben, ça y est. Un an de plus au compteur d’ici quelques jours. Bon anniversaire à moi! Même si je suis tournée vers l’avenir, je n’ai pas pu m’empêcher dernièrement de repasser (parfois même ressasser) le film des quelque 365 jours (ou 31 536 000 secondes, pour faire plaisir à cousin Clément 🙂 ) qui viennent de s’écouler. Je ne tiens pas vraiment de journal intime, difficile alors de tout retenir. En fait, le présent blogue se voulait un peu cela : j’y ai écrit, mais je me suis aussi censurée, pour ne pas choquer ou déranger certains yeux.  Lire la suite