RIP monsieur Maringouin

Je me suis auto-opérée deux fois en quelque 40 ans de vie. La première fois, c’était en me plantant une seringue de 10 ml piquée au labo (merci nombreux cours à la faculté de médecine) remplie d’une solution sursaturée de sel afin d’occire un Staphylococcus aureus persistant sous l’aisselle droite. Je sais, S. aureus est halophile, mais je venais à peine de me débarrasser d’un copain à lui qui s’était permis de faire un party de la grosseur d’une balle de golf (merci intervention chirurgicale en clinique) et il n’était pas question que je me retape des séances de mèches à insérer dans une plaie pour drainer du pus. Oh que non! J’ai donc prié pour un phénomène d’osmose qui ferait éclater aureus. Le dieu des Gram+ fut clément. Produit utilisé : sel de Guérande. (On vient d’Outremont ou on n’en vient pas, tsé. Chez nous, c’était le seul sel dispo, bon.) Efficacité : redoutable. Douleur : j’ai mordu dans un chiffon. Fait cocasse : je n’ai plus de poils d’aisselle à cet endroit depuis. Lire la suite

Maudites vacances

BlancoiresJe n’aime pas les vacances.

Vous avez bien lu. Je n’aime pas les vacances comme on n’aime pas les thérapeutes qui arrivent à nous faire réaliser qu’on a quelques (plusieurs?) (de nombreux?) changements à faire dans sa vie. Damn you vacation.

J’en suis au cinquième jour. Cinq jours où j’ai pu – notamment – faire de la photo, constater (confirmer) que je n’étais pas particulièrement (du tout) heureuse au travail, jouer à la touriste dans ma propre ville (Montréal c’est toi ma ville), aller au cinoche en plein après-midi, fréquenter des lieux en bonne compagnie sans avoir à me soucier de (presque) quoi que ce soit. Une vraie torture, quoi! Il me reste neuf jours comme ça. Préparez les antidépressifs pour quand je devrai retourner travailler.  Lire la suite

Bonheurs d’occasions manquées ou pourquoi j’aime L’Amour est dans le pré

MaisonTu sais qu’il est temps que mère Nature daigne nous donner un brin de chaleur quand tu passes ton dimanche après-midi à surfer, encore en pyjama à 14 h 30, sur le site Agri-rencontre à la recherche d’un cultivateur de 45 ans et plus dans le coin du Bas-du-Fleuve histoire d’aller y vivre une passion débridée et refaire ta vie avec veaux, vaches et cochons. Ça, ou que tu as trop regardé L’Amour est dans le pré récemment. Ou les deux. Bref.

En fait, non. Let me rephrase that comme on dit en congolais.

Tu sais que mère Nature est un peu branleuse dans le manche cette année côté chaleur (et que son chum Galarneau n’est pas plus au rendez-vous, on s’entend), parce que ça te force à passer plus de temps à l’intérieur. De la maison et de ta tête. Et dans ma tête, y a toute une panoplie de hamsters en plein cours de spinning. Certains sont plus actifs de d’autres. D’autres se réveillent quand la situation s’y prête. Comme aujourd’hui. Et pis dans la maison, il n’y a pas vraiment de quoi s’énerver le poil des jambes côté « hommes ». Même le chat est une femelle. (D’ailleurs, ça me fait penser que j’ai l’air d’une veuve italienne et que ça me prendra probablement trois rasoirs pour venir à bout des dommages pileux de l’hiver.)  Lire la suite